Test & Avis de l’Appareil Photo Sony A6700 | Que vaut cet Appareil Photo Hybride Sony avancé ?

 

Deux ans après sa sortie, le Sony A6700 reste-t-il une référence en 2025 ? Honnêtement… c’est compliqué. Après avoir trimballé ce boîtier hybride APS-C pendant quinze jours – de la Bretagne pluvieuse aux rues ensoleillées de Marseille – on peut vous livrer un verdict sans langue de bois. Spoiler : ce petit concentré de technologie nous a autant bluffés qu’énervés par moments !

D’un côté, des innovations qui marchent vraiment (cet autofocus IA, franchement…). De l’autre, des choix qui nous laissent perplexes (un seul slot SD en 2025, sérieusement Sony ?). Bref, l’A6700 incarne parfaitement cette philosophie nippone : de l’excellence technique empaquetée avec des compromis qui font grincer des dents.

Au fait, est-ce que la baisse des prix change la donne ? Parce qu’à 1 150€ maintenant (contre 1 699€ au lancement), ça commence à devenir tentant face aux Canon R7 et Fujifilm X-T5…

 

Fiche Technique & Première Impression

 

Caractéristiques techniques du Sony A6700

Le Sony A6700 embarque un capteur APS-C Exmor R de 26 mégapixels rétroéclairé et stabilisé sur 5 axes. Derrière ce jargon technique se cache un savant mélange : le même capteur que la caméra pro FX30, associé au processeur BIONZ XR des boîtiers haut de gamme et à une puce IA dédiée à l’autofocus.

 

Capteur et qualité d’image : Le capteur BSI (Back Side Illuminated) promet de meilleures performances en basse lumière que son prédécesseur l’A6600. La plage ISO s’étend de 100 à 32 000, extensible jusqu’à 102 400. Le processeur BIONZ XR, hérité des Sony A1 et A7R V, apporte sa puissance de calcul pour un traitement d’image affiné.

 

Autofocus et performances : 759 points de détection de phase couvrent 93% du capteur, assistés par la fameuse puce IA qui reconnaît humains, animaux, oiseaux, insectes, véhicules et avions. La rafale atteint 11 images par seconde en AF/AE continu avec un buffer généreux.

 

Ergonomie et prise en main : Sony a creusé la poignée par rapport à l’A6600 – enfin ! – et ajouté un repose-pouce à l’arrière. Une troisième molette fait son apparition à l’avant, pratique pour les réglages rapides. L’écran 3 pouces orientable tactile remplace enfin le système à bascule limité du prédécesseur.

 

 

Déballage et premières sensations

Allez, soyons honnêtes deux minutes. Première surprise à l’ouverture : pas de chargeur dans la boîte. Alors là, merci Sony ! Comme si on n’avait pas déjà assez de câbles USB-C qui traînent partout… Cette politique « écolo » (on y croit, hein), ça va finir par nous coûter cher en accessoires.

Ceci dit, le boîtier en alliage de magnésium inspire confiance. 493g batterie incluse – pas mal pour un concentré de tech ! Cette nouvelle poignée texturée, franchement, ça change tout. Fini les crampes après 2h de shooting. Même si bon… nos petits doigts dépassent encore sous l’appareil. Vous savez, ce truc agaçant où l’auriculaire cherche désespérément où se poser ?

D'emblée, on reconnait cette esthétique très Sony Alpha. Pas révolutionnaire mais cohérent avec la gamme. Par contre… ce viseur déporté sur la gauche ! On s’y fait au bout de quelques jours, mais franchement, un placement central comme chez Canon nous aurait semblé plus logique. Enfin bon, c’est Sony quoi.

 

Tests Laboratoire & Objectifs

 

Performance du capteur en conditions contrôlées

Après deux semaines d’utilisation intensive, voici nos conclusions sur les performances pures du Sony A6700.

 

Test ISO : montée en sensibilité : Jusqu’à ISO 3200, la qualité reste remarquable avec des détails préservés et un bruit négligeable. À ISO 6400, le bruit commence à se faire sentir mais reste tout à fait gérable pour de l’impression format A3. Au-delà de 12 800 ISO, mieux vaut passer en noir et blanc ou accepter un débruitage agressif en post-traitement.

 

Netteté et piqué des objectifs : Testé avec le Sony E 16-55mm f/2.8 G, l’A6700 révèle un excellent piqué dès f/4. Le capteur de 26MP permet des recadrages confortables, un vrai plus pour la photo animalière. Avec le Tamron 17-70mm f/2.8, les résultats sont également convaincants, même si on note une légère baisse de performance sur les bords à pleine ouverture.

 

Rendu des couleurs et balance des blancs : Sony annonce une colorimétrie améliorée par rapport à l’A6600, héritée de l’A7R V. En pratique, les tons chair sont effectivement plus naturels et la balance des blancs plus stable en conditions mixtes. Le profil « Natural » offre un bon point de départ pour l’édition, tandis que le mode « Vivid » conviendra aux amateurs de couleurs saturées.

 

Bruit numérique et traitement d’image : Le processeur BIONZ XR fait merveille pour contenir le bruit chromatique. Comparé au Canon R7, l’A6700 s’en sort légèrement mieux au-delà de 6400 ISO, mais sans révolutionner la donne. Face au Fujifilm X-T5, c’est plus disputé – Fuji compense un bruit légèrement supérieur par des simulations film flatteuses.

 

Tests Terrain : Usage Réel

 

2 semaines d’utilisation intensive : notre retour d’expérience

Portrait : mode bokeh et détection des visages : Alors là, chapeau Sony ! L’autofocus fait vraiment des merveilles. La détection des yeux fonctionne même quand votre modèle tourne la tête pour regarder ailleurs (ce que ma copine fait systématiquement au moment crucial…). L’IA maintient la focus sur le visage jusqu’au retour du regard. Plutôt malin !

Avec un 85mm f/1.8, les portraits en contre-jour sont parfaitement maîtrisés. La plage dynamique étendue rattrape les situations tendues. Seul hic – et il est de taille – : dans les scènes avec plusieurs personnes, l’appareil hésite parfois. Genre, il passe d’un visage à l’autre sans prévenir. Un peu déstabilisant quand on shoote un mariage, disons…

 

Paysage : dynamique et détails : Ce capteur 26MP, franchement, il encaisse ! Des tirages A2 sans sourciller. En HDR automatique, l’A6700 compile intelligemment les expositions pour un rendu… surprisingly naturel. On s’attendait au rendu ultra-saturé habituel de Sony, mais non.

Attention par contre au rolling shutter en mode électronique ! Pendant nos tests en Bretagne, les panoramiques rapides sur les falaises donnaient cet effet « gélatine » désagréable. Du coup, on repasse en mécanique – plus de bruit mais plus de fiabilité.

 

Photo de rue : réactivité et discrétion : 493g au bout du bras ? On oublie vite qu’on porte un appareil. Le mode silencieux est vraiment silencieux – parfait pour shooter dans le métro parisien sans se faire repérer. L’autofocus accroche instantanément… sauf sur les reflets de vitrine parfois (mais bon, quel boîtier y arrive vraiment ?).

Notre principal regret ? Cette absence de joystick pour déplacer la zone AF. Naviguer au pavé directionnel, c’est 2010 quoi ! Canon et Fuji l’ont compris depuis longtemps.

 

Low light : performance en faible luminosité : Bon, on va être franc. C’est là que l’A6700 montre ses limites d’APS-C. ISO 6400 reste correct – disons utilisable pour de l’impression A4. Au-delà… eh bien, il faut vraiment maitriser Lightroom !

Petite astuce qu’on a découverte : en concert ou en intérieur sombre, mieux vaut surexposer d’un stop puis rattraper en post que de monter bêtement les ISO. La stabilisation 5 axes compense un peu – on arrive à tenir du 1/15s au 85mm sans bouger. Pas mal !

 

Sport et action : autofocus et rafale : L’AF avec reconnaissance excelle sur les sports collectifs, c’est indéniable. Par contre, pour du vraiment rapide (genre oiseaux en vol), on touche les limites. Pas du niveau d’un Sony A1 évidemment, mais largement suffisant pour Monsieur-tout-le-monde.

Le buffer ? Généreux ! Plus de 1000 JPEG ou 59 RAW d’affilée. De quoi mitrailler un match entier sans stresser.

 

Vidéo et Fonctionnalités Avancées

 

Capacités vidéo du Sony A6700

Qualité 4K et stabilisation : La 4K suréchantillonnée depuis la 6K native impressionne par son niveau de détail. Jusqu’à 60fps, pas de crop à déplorer. La 4K 120fps implique un recadrage 1,6x mais ouvre des perspectives créatives intéressantes pour le ralenti.

En stabilisation, l’IBIS fait son office pour les mouvements lents. Pour de la marche ou des mouvements plus dynamiques, un gimbal reste recommandé – la stabilisation électronique « Active » aide mais ne fait pas de miracles.

 

Audio et microphone externe : La prise micro 3,5mm accueille sans problème les micros-cravates ou directionnels. Petit plus : la compatibilité avec les micros Sony sans fil de la gamme ECM. Le son interne reste correct pour les situations d’urgence mais ne rivalise pas avec un enregistrement externe.

 

Modes créatifs et filtres : Les profils S-Cinetone et S-Log3 ouvrent la voie à un étalonnage pro. Pour les débutants, les modes créatifs intégrés (Soft High-key, Rich Tone Mono…) offrent des looks instantanés plutôt réussis. La fonction LUT en temps réel permet de prévisualiser le rendu final.

 

Ergonomie et Usage Quotidien

 

Confort d’utilisation au quotidien

Prise en main et boutons : La nouvelle poignée creusée change vraiment la donne ! Même avec un téléobjectif 70-200mm, la tenue reste sûre. Les boutons tombent naturellement sous les doigts, et la personnalisation poussée permet d’adapter l’interface à ses habitudes. On regrette toutefois l’absence de joystick – navigation au pavé directionnel oblige.

 

Écran et viseur : L’écran orientable facilite grandement les cadrages en contre-plongée ou plongée. Sa réactivité tactile convainc, même si la luminosité pourrait être plus élevée en plein soleil. Le viseur de 2,36M points fait le job sans éblouir – on aurait aimé la définition du X-T5 (3,69M points) mais c’est déjà un progrès sur l’A6600.

 

Autonomie et connectivité : Avec la grosse batterie NP-FZ100, l’autonomie dépasse facilement les 700 déclenchements annoncés. En usage mixte photo/vidéo, on tient confortablement une journée. Le Wi-Fi 5GHz et le Bluetooth facilitent les transferts sur smartphone – la nouvelle app Sony Imaging Edge Mobile s’est d’ailleurs considérablement améliorée.

 

Comparaison Concurrence

 

Sony A6700 vs la concurrence : le match du siècle ?

Face au Canon EOS R7 : le duel des philosophies

Alors… comment dire ? Ces deux-là, c’est un peu David contre Goliath, mais on ne sait pas trop qui est qui ! Le R7 mise sur la définition (32,5MP contre 26MP) et cette ergonomie DSLR qu’on aime ou qu’on déteste. Plus ce fameux double slot SD qui nous fait encore rager chez Sony.

Côté autofocus, on donne l’avantage à Sony. Cette reconnaissance de sujets variés (jusqu’aux insectes !), ça marche vraiment. En vidéo ? Là, c’est no contest : 4K 120fps contre 60fps, Sony gagne haut la main.

Question tarifs, ils se battent maintenant dans la même cour (1150-1300€). Du coup, c’est vraiment une histoire de goût personnel…

 

Le Fujifilm X-T5 : le beau gosse de la bande

Ah, le X-T5 ! Avec ses 40,2MP et son viseur de ouf (3,69M points), il fait mal. Cette ergonomie vintage avec molettes physiques… soit on adore, soit on trouve ça ringard. Perso, je pencherais plutôt pour la première option.

Par contre, en vidéo, Fuji traîne encore la patte. Pas de 4K 120fps, dommage ! L’écosystème d’objectifs séduit par sa cohérence – là où Sony jongle entre optiques APS-C et plein format (avec plus ou moins de bonheur).

 

Le verdict prix/performance ?

À 1150€ (constaté début 2025), l’A6700 devient enfin sexy ! Face aux 1400€ du X-T5 et 1300€ du R7, Sony reprend la main. Ceci dit… pour 300€ de plus, un A7C d’occasion en plein format, ça fait réfléchir non ?

 

 

Points Forts et Faiblesses

 

Notre verdict après 2 semaines de test

Ce qu’on a adoré ✅

  • Autofocus IA vraiment efficace : la reconnaissance de sujets fonctionne remarquablement bien
  • Vidéo 4K 120fps : une vraie différenciation face à la concurrence APS-C
  • Compacité préservée : 493g seulement pour autant de technologie
  • Écran enfin orientable : fini les contorsions pour les selfies ou vlogs
  • Stabilisation efficace : 5 stops annoncés, 3-4 stops en pratique selon l’objectif
  • Prix en baisse : enfin accessible sous la barre des 1200€

Les points d’amélioration ⚠️

  • Un seul slot SD : inadmissible à ce niveau de prix, surtout face au double slot du Canon R7
  • Viseur perfectible : 2,36M points corrects mais le X-T5 fait mieux avec 3,69M points
  • Pas de joystick : navigation moins intuitive que sur les concurrents
  • Surchauffe en vidéo : au-delà de 45min de 4K continue, l’appareil proteste
  • Écosystème APS-C limité : Sony privilégie clairement ses optiques plein format
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FAQ – Questions Fréquentes

 

Vos questions sur le Sony A6700

 

Le Sony A6700 vaut-il le coup en 2025 ?

Oui, surtout avec la baisse de prix. À 1150€, il devient un excellent choix pour qui veut un hybride polyvalent sans passer au plein format.

 

Quels sont les principaux problèmes du Sony A6700 ?

Le slot SD unique, l’absence de joystick et la surchauffe en vidéo longue sont ses défauts principaux. Rien de rédhibitoire mais agaçant au quotidien.

 

Sony A6700 vs Canon R7 : lequel choisir ?

Pour la photo pure, le R7 (32,5MP, double slot). Pour la vidéo et l’AF, l’A6700. Question d’usage et de préférence ergonomique.

 

Le Sony A6700 chauffe-t-il vraiment en vidéo ?

Après 45min de 4K continue, oui. Pour des clips courts ou de la photo, aucun problème. Un ventilateur externe résout le souci.

 

Quel objectif recommander avec le Sony A6700 ?

Le Tamron 17-70mm f/2.8 pour la polyvalence, le Sony 16-55mm f/2.8 G pour la qualité, le 70-350mm pour l’animalier.

 

Le Sony A6700 convient-il aux débutants ?

Avec ses modes auto intelligents, oui. Mais la profusion de réglages peut intimider. Le mode « AUTO » fonctionne remarquablement bien.

 

Quelle autonomie en usage intensif ?

700-800 photos facilement, 2-3h de vidéo. La grosse batterie NP-FZ100 est un vrai plus vs les anciens modèles.

 

Faut-il upgrader d’un A6600 vers l’A6700 ?

Si vous faites de la vidéo (4K 120fps) ou que l’AF actuel vous limite, oui. Sinon, l’A6600 reste très capable en 2025.

 

Faut-il acheter le Sony A6700 en 2025 ?

 

Après quinze jours d’utilisation intensive, force est d’admettre que Sony a frappé juste avec l’A6700. Certes, il traîne encore quelques défauts de jeunesse (ce slot SD unique nous hantera longtemps), mais l’ensemble fonctionne remarquablement bien.

Notre note finale : 8,5/10

À 1150€, il devient enfin l’hybride APS-C que beaucoup attendaient : puissant sans être encombrant, polyvalent sans compromis majeur sur la qualité. L’autofocus IA tient ses promesses, la vidéo 4K 120fps ouvre de nouvelles possibilités créatives, et l’ergonomie (enfin) améliorée autorise des sessions prolongées.

Publics recommandés :

À éviter si :

  • Vous privilégiez la photo pure (Canon R7 ou Fujifilm X-T5)
  • Le budget est serré (A6400 reste excellent)
  • Vous filmez en continu plus d’1h (surchauffe)

Bref, en 2025, l’A6700 mérite enfin sa place au sommet de la hiérarchie APS-C. Il aura fallu attendre la baisse de prix pour que l’équation soit équilibrée, mais le résultat est là : un hybride moderne qui ne déçoit pas.

 

Envie de vous lancer ?  Pour débuter, le kit avec le 16-50mm (1 799€) constitue un excellent point d’entrée. Vous pouvez aussi consulter les tests techniques de DPReview pour plus de détails techniques.

 

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