Table des Matières
- 1 Nikon Z9 Test Complet 2025 : Notre Avis Après 6 Mois d’Utilisation Professionnelle (vs Canon R5 II & Sony A1 II)
- 1.1 Nikon Z9 en 2025 : Spécifications et mises à jour firmware
- 1.2 6 mois avec le Z9 : Notre retour sur l’ergonomie
- 1.3 Autofocus Z9 : Maîtrise et limites après 6 mois
- 1.4 Capteur 45MP : Performance après utilisation intensive
- 1.5 Fiabilité long terme : 47 000 déclenchements plus tard
- 1.6 Vidéo professionnelle avec le Z9 : bilan 6 mois
- 1.7 Objectifs Z : Notre sélection après 6 mois
- 1.8 Z9 vs Canon R5 II vs Sony A1 II : Le match de 2025
- 1.9 Le vrai bilan après 6 mois : points forts et défauts
- 1.10 Vos questions sur le Nikon Z9 : nos réponses terrain
- 1.11 Faut-il acheter le Nikon Z9 en 2025 ?
- 1.12
Nikon Z9 Test Complet 2025 : Notre Avis Après 6 Mois d’Utilisation Professionnelle (vs Canon R5 II & Sony A1 II)
6 mois. 47 000 déclenchements. 8 mariages. 12 séances photo entreprise. Des milliers de photos animalières dans la forêt de Compiègne. Voilà ce qui sépare ce test des autres. Parce qu’au bout du compte, les tests en laboratoire c’est bien, mais la vraie vie… c’est autre chose, non ?
Quand Nikon a sorti le Z9 en octobre 2021, on s’est tous dit « enfin ! ». Enfin un hybride pro chez Nikon pour concurrencer le Sony A1 et le Canon R3. Mais est-ce que cette promesse tient encore en 2025 ? Surtout avec l’arrivée du Canon R5 II et du Sony A1 II qui changent complètement la donne.
D’ailleurs, vous vous demandez sûrement si ça vaut encore le coup d’investir dans un Z9 aujourd’hui ? Eh bien, après avoir trainé cette « bête » partout pendant six mois – et j’insiste sur le terme « bête » parce qu’avec ses 1340g, on la sent – je vais vous donner mon avis sans concession. Le bon, le moins bon, et surtout ce qu’aucun test de quelques jours ne peut vous révéler.
Nikon Z9 en 2025 : Spécifications et mises à jour firmware
Caractéristiques techniques essentielles
Bon, on va faire vite sur la fiche technique parce que vous la connaissez déjà probablement. Mais rappelons quand même l’essentiel :
Le capteur CMOS empilé de 45,7 MP reste aujourd’hui l’un des plus performants du marché. Pas de miroir, que de l’électronique avec ce fameux obturateur 100% électronique qui fait encore débat. Le processeur Expeed 7 assure une rafale de 20 images/seconde en RAW (30 en JPEG), et même 120 i/s en JPEG 11MP si vous aimez remplir vos cartes mémoire.
L’autofocus hybride dispose de 493 collimateurs avec détection automatique des sujets : humains, animaux, véhicules… Bref, tout ce qu’il faut pour ne plus rater une photo. En théorie du moins.
Côté vidéo, le Z9 filme en 8K 30p sans limite de durée et en 4K 120p. Un vrai monstre sur le papier qui fait encore de l’œil aux vidéastes professionnels.
Évolutions firmware depuis le lancement
Et c’est là que Nikon a été malin ! Contrairement à certains concurrents qui vous vendent un appareil et vous laissent tomber après, Nikon continue d’améliorer le Z9. J’ai testé la version firmware 5.20 (la plus récente) et franchement, ça n’a plus rien à voir avec les premiers modèles.
Les principales améliorations ? La reconnaissance des sujets est devenue beaucoup plus fiable. L’autofocus en vidéo moins capricieux. Et surtout, l’ajout du mode Pre-Release Capture qui enregistre jusqu’à 1 seconde AVANT que vous appuyiez sur le déclencheur. Un vrai game-changer pour la photo animalière !
Petite anecdote : lors d’une sortie photo avec des martins-pêcheurs, cette fonction m’a sauvé au moins 15 photos. Ces petits diables plongent si vite que même avec des réflexes d’athlète, on les loupe. Avec le pre-capture… magic !
Positionnement prix face à la concurrence
Alors là, ça pique un peu. En 2025, le Z9 se négocie encore autour des 5400-5700 euros selon les périodes. C’est plus cher que le Canon R5 II (4299€) mais moins que le Sony A1 II (6300€).
Mais attention aux comparaisons hasardeuses ! Le R5 II, c’est 45MP contre 45,7 pour le Z9. Quasi identique. Le A1 II monte à 50MP mais son prix… aïe.

6 mois avec le Z9 : Notre retour sur l’ergonomie
Design et construction : robustesse éprouvée
Honnêtement ? Ce Z9 inspire confiance dès qu’on le prend en main. Le châssis en alliage de magnésium avec tropicalisation IP54 encaisse vraiment tout. J’ai shooté sous la pluie bretonne, dans la poussière des chantiers, par -5°C en montagne… il n’a jamais bronché.
Le design reprend les codes du D6 : anguleux, pro, assumé. Certains trouvent ça « moche » mais moi j’adore. Pas de fioritures, que du fonctionnel. D’ailleurs, détail amusant : il n’y a même pas marqué « Z9 » sur la face avant. Faut regarder sur le dessus pour le savoir. Discrétion quand tu nous tiens…
Confort d’utilisation après des milliers de photos
Après 6 mois et 47 000 photos, mon verdict est mitigé sur l’ergonomie. La poignée est excellente, même avec de gros téléobjectifs. Le grip profond permet une tenue ferme sans fatigue.
Mais – et c’est un gros mais – ce poids de 1340g se fait sentir au bout de quelques heures. Lors d’un mariage de 8h avec un 70-200 f/2.8, j’avoue… j’ai eu mal au poignet droit. Chose qui ne m’arrivait jamais avec mon ancien D850 (1005g).
Les boutons sont bien placés, personnalisables à souhait. J’ai programmé le bouton Fn1 pour basculer entre les modes AF et le Fn2 pour changer les collimateurs. Efficace.
Points d’amélioration identifiés à l’usage
Bref, après tout ce temps, quelques trucs m’agacent :
L’écran LCD de 3,2 pouces manque de luminosité en plein soleil. Contrairement au Canon R5 II qui a un mode « boost » temporaire, le Z9… rien. Résultat : on compose à l’aveugle parfois.
Le menu reste complexe pour les débutants. Nikon a gardé sa logique de sous-menus à rallonge. Heureusement, le menu « i » personnalisable rattrape un peu le coup.
Et puis il y a cette molette de mode de prise de vue qu’on tourne sans s’en rendre compte. Combien de fois je me suis retrouvé en mode S au lieu du mode M… Grr.
Autofocus Z9 : Maîtrise et limites après 6 mois
Tests sport et animalier : notre méthodologie
Bon, on attaque le gros morceau : l’autofocus. Parce que c’est bien beau d’avoir 45MP et 20 i/s, si l’AF rate…
Pour tester ça sérieusement, j’ai multiplié les situations extrêmes :
- Handball en salle (lumière pourrie, mouvement rapide)
- Football amateur (sujets multiples, profondeur de champ réduite)
- Oiseaux en vol (le graal du photographe animalier)
- Portrait de rue (détection visage dans la foule)
Et vous savez quoi ? Le Z9 m’a bluffé… mais pas toujours.
Modes AF : ce qui marche vraiment sur le terrain
Après 6 mois, voici ce que j’ai retenu des 10 modes AF du Z9 :
AF-S ponctuel : Parfait pour les sujets statiques. Paysage, portrait posé, architecture. Rien à redire, c’est du solide.
AF-C continu + Sujet automatique : LE mode que j’utilise 80% du temps. Quand ça marche, c’est magique. L’appareil reconnait automatiquement humains, animaux, véhicules et s’y accroche. Mais quand ça merde…
AF-C + Zone Large : Mon plan B pour le sport. Plus prévisible que l’auto, moins « intelligent » mais plus fiable quand il y a plusieurs sujets.
Suivi 3D : Excellent pour l’animalier… quand l’animal se détache du fond. Mais avec un cerf dans la forêt d’automne… il rame.
Courbe d’apprentissage et pièges à éviter
Soyons honnêtes : l’AF du Z9 demande de l’entraînement. C’est pas du point-and-shoot. J’ai mis 3 semaines à comprendre ses subtilités.
Premier piège : se fier aveuglément à la détection automatique. Ça marche bien… jusqu’au moment où ça ne marche plus. Et là, panique à bord. Il FAUT savoir repasser en manuel rapidement.
Deuxième piège : les réglages par défaut. Nikon livre l’appareil avec une config pas terrible. Par exemple, la priorité déclenchement au lieu de priorité AF. Résultat : l’appareil déclenche même si c’est flou. Merci Nikon…
Troisième piège : ne pas adapter le mode selon la situation. J’ai longtemps utilisé le mode « Auto » partout. Erreur ! En concert avec éclairage changeant, il faut absolument passer en zone fixe.
Comparaison directe avec R5 II et A1 II
Alors, la question à 6000 euros : comment se débrouille le Z9 face aux nouveaux R5 II et A1 II ?
Contre le Canon R5 II : Match nul sur la vitesse pure. Le R5 II fait 20 i/s aussi. Mais côté fiabilité, je donne l’avantage au Canon. Son AF est plus… prévisible. Moins intelligent peut-être, mais plus constant.
Contre le Sony A1 II : Là, Sony garde une longueur d’avance sur la vélocité pure. Le A1 II accroche plus vite, surtout en faible lumière. Mais le rendu final… j’ai ma préférence pour les couleurs Nikon.
Au fait, petit détail qui a son importance : la couverture AF. Le Z9 couvre 90% du capteur, le A1 II… 95%. Ça peut faire la différence sur un cadrage serré.
Capteur 45MP : Performance après utilisation intensive
Rendu couleur et dynamique : notre analyse
Aaaah, le capteur ! Le cœur du réacteur. Après 47 000 déclenchements, j’ai une opinion bien tranchée là-dessus.
Le capteur BSI CMOS empilé de 45,7 MP du Z9 produit des images… magnifiques. La dynamique est juste dingue. J’ai pu récupérer des hautes lumières cramées et sortir des détails des ombres bouchées sans problème.
Exemple concret : shooting corporate dans un bureau avec grandes baies vitrées. Extérieur surexposé, intérieur sous-exposé. Un cauchemar en temps normal. Avec le Z9 et un peu de travail en post-prod… magie ! Les +3 EV en hautes lumières et +2 EV en ombres passent sans broncher.
Montée en ISO : limite réelle d’utilisation
Question sensibilité, le Z9 va de ISO 64 à 25600 en natif. Extensible jusqu’à 102400. Sur le papier, ça impressionne. Dans la vraie vie ?
ISO 64-400 : parfait, aucun bruit visible ISO 800-1600 : excellent, bruit très fin ISO 3200 : très bon, utilisable sans souci ISO 6400 : bon, léger grain mais acceptable ISO 12800 : correct pour de l’urgence ISO 25600+ : bof bof, ça dépanne
Personnellement, je monte rarement au-dessus d’ISO 6400. Au-delà, le grain devient trop présent à mon goût. Mais c’est subjectif hein !
Petite comparaison avec mes autres boîtiers : le Sony A1 II gère mieux les hauts ISO (normal, capteur plus récent), mais le rendu couleur du Nikon… je le préfère. Question de goût et d’habitude.
Comparaison fichiers RAW vs concurrence 2025
Allez, soyons technique 5 minutes. Un fichier RAW du Z9 pèse environ 65 Mo en compression HE (haute efficacité). C’est 30% de moins qu’un RAW « normal » grâce à la compression sans perte de Nikon. Malin !
En post-prod, ces RAW se débrouillent très bien dans Lightroom, Capture One ou DxO PhotoLab. La latitude de retouche est énorme. Par contre, attention avec les logiciels tiers moins connus : tous ne gèrent pas parfaitement le format HE.
Face au Canon R5 II (fichiers de 75 Mo environ), le Z9 s’en sort bien. Qualité équivalente, fichiers plus légers. Face au Sony A1 II… c’est plus nuancé. Sony a progressé sur la compression mais leurs RAW restent des mastodontes.
Fiabilité long terme : 47 000 déclenchements plus tard
Autonomie réelle dans différents contextes
Parlons peu, parlons bien : l’autonomie. Le point noir de tous les hybrides, et le Z9 n’échappe pas à la règle.
Nikon annonce 740 photos selon la norme CIPA. Dans la vraie vie, j’ai mesuré :
Shooting mariage (usage mixte) : 450-500 photos par batterie Photo animalière (beaucoup de viseur) : 300-400 photos Portrait studio (LCD + flash) : 600-700 photos
Sport en salle (viseur + rafales) : 250-350 photos
Concrètement, pour une journée complète, il faut minimum 3 batteries. J’en ai acheté 5 au total (150€ pièce… aïe). Avec le grip vertical, on peut en mettre 2, ça aide.
D’ailleurs, petit conseil : investissez dans le MB-N12 (grip vertical). Pas donné (400€) mais ça change la vie pour les portraits et l’autonomie.
Problèmes rencontrés et solutions
Bon, soyons honnêtes. En 6 mois d’usage intensif, j’ai eu quelques soucis :
Problème n°1 : Blocage total lors d’une prise de vue en rafale continue. L’appareil s’est figé, obligé de retirer la batterie. Ça m’est arrivé 3 fois. Toujours en rafale ultra-rapide (20 i/s) avec des cartes CFexpress pas assez véloces.
Solution : j’ai investi dans des cartes ProGrade Digital 165 Go (250 Mo/s minimum). Depuis, plus de souci.
Problème n°2 : Surchauffe en vidéo 8K par 35°C en plein soleil. L’appareil s’est arrêté après 12 minutes d’enregistrement continu.
Solution : c’est la physique qui veut ça. Le Z9 dissipe mieux que d’autres, mais l’8K en plein cagnard… faut pas pousser.
Problème n°3 : L’AF qui « pompe » parfois en faible lumière. Surtout avec des optiques f/4 et plus.
Solution : activer l’assistance AF et utiliser plutôt du f/2.8. Logique mais bon…
Durabilité et résistance aux conditions difficiles
Côté robustesse, le Z9 assure ! Je l’ai trainé partout :
- Sous la pluie normande (génial pour les paysages dramatiques)
- Dans la poussière de chantier (reportage corporate)
- Par -8°C en montagne (les batteries souffrent mais le boîtier tient)
- En bord de mer avec embruns salés
Aucun souci de tropicalisation. Les joints tiennent bon, pas d’infiltration. Par contre, pensez à protéger les contacts de la carte mémoire : j’ai eu une frayeur avec du sable fin qui s’était glissé dedans.
Le revêtement s’use un peu sur les zones de préhension, c’est normal. Rien de dramatique mais ça se voit après 6 mois d’usage pro.
Vidéo professionnelle avec le Z9 : bilan 6 mois
Performance 8K en usage réel
Alors, cette fameuse vidéo 8K ? J’avoue, j’étais sceptique au départ. Qui a besoin de 8K aujourd’hui ? Eh bien… pas mal de monde finalement.
J’ai tourné plusieurs vidéos corporate en 8K 24p. L’avantage ? Un oversampling de ouf qui donne une 4K d’une qualité exceptionnelle. Et la possibilité de recadrer en post-prod sans perte de qualité.
La qualité d’image en 8K est bluffante. Piqué parfait, couleurs fidèles, rolling shutter quasi inexistant grâce au capteur empilé. Mais attention à vos cartes mémoire : comptez 1 Go toutes les 40 secondes environ !
Chauffe et stabilisation : nos observations
Question chauffe, j’ai été agréablement surpris. Contrairement aux premiers Canon R5 qui coupaient après 20 minutes, le Z9 tient la distance. J’ai enregistré 45 minutes d’affilée en 8K par 25°C sans problème.
Par contre, au-delà de 30°C extérieur, il faut surveiller. L’indicateur de température apparaît et l’enregistrement se coupe automatiquement pour protéger l’électronique. Sage décision.
La stabilisation électronique en vidéo fonctionne plutôt bien. Couplée à un objectif VR, on obtient des images très fluides même en marchant. Pas miraculeux non plus, un gimbal reste nécessaire pour du travail pro exigeant.
Workflow professionnel et post-production
Côté workflow, le Z9 s’intègre bien dans une chaîne de post-production pro. Les codecs H.265 et ProRes 422 HQ sont bien supportés par Premiere, Final Cut et DaVinci.
Le N-Log de Nikon offre une bonne latitude en étalonnage, même si je le trouve moins « malléable » que le S-Log de Sony. Question d’habitude sûrement.
Point pratique : les fichiers 8K sont énormes (25 Go pour 10 minutes). Prévoyez large côté stockage et puissance de calcul !
Objectifs Z : Notre sélection après 6 mois
Optiques testées et recommandations
En 6 mois, j’ai testé pas mal d’optiques Z avec le Z9. Voici mon top 5 :
1. NIKKOR Z 70-200mm f/2.8 VR S – LE téléobjectif de référence. Piqué exceptionnel, bokeh crémeux, construction solide. Un régal pour le sport et le portrait. Seul défaut : le poids (1360g avec le Z9 = 2,7kg !).
2. NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S – Polyvalent et performant. Parfait pour le reportage et les mariages. La construction interne (pas d’allongement) est un plus appréciable.
3. NIKKOR Z 50mm f/1.2 S – Un monstre pour le portrait. Le rendu est juste magique. Par contre, 1090g sur la balance… vos biceps vont travailler.
4. NIKKOR Z 14-30mm f/4 S – Petit, léger (485g), parfait pour le voyage et l’architecture. L’absence de filtre frontal peut inquiéter mais en pratique, pas de souci.
5. NIKKOR Z 85mm f/1.8 S – Le rapport qualité/prix de la gamme. 470g seulement, rendu superbe, AF rapide. Une évidence pour débuter en portrait.
Compatibilité FTZ II : avantages et limites
L’adaptateur FTZ II permet d’utiliser les optiques F sur le Z9. En théorie…
Les plus :
- Compatible avec 360+ optiques F
- Aucune perte de qualité optique
- AF fonctionnel sur la plupart des optiques récentes
Les moins :
- Encombrement et poids supplémentaires
- AF plus lent qu’en natif Z
- Pas de stabilisation VR sur les anciennes optiques
J’ai testé mon vieux 85mm f/1.4G : il fonctionne mais l’AF est poussif comparé au 85mm Z. Pour dépanner, ça va. Pour du travail pro régulier, mieux vaut investir dans du Z natif.
Manques de la gamme Z vs Canon RF/Sony FE
Après 6 mois d’utilisation, certains trous dans la gamme Z me gênent :
Il manque cruellement :
- Un 70-200mm f/4 (plus léger que le f/2.8)
- Un 100-400mm pour l’animalier
- Des focales fixes abordables (35mm, 24mm f/2.8 par exemple)
- Un vrai macro dédié (le 105mm arrive enfin en 2025)
Canon et Sony ont une gamme plus étoffée, notamment en téléobjectifs animaliers. Le Canon RF 100-500mm ou le Sony FE 200-600mm font envie quand on fait de l’ornitho régulièrement.
Bref, Nikon rattrape mais il reste du boulot côté catalogue optique.
Z9 vs Canon R5 II vs Sony A1 II : Le match de 2025
Canon R5 II : forces et faiblesses face au Z9
Le Canon R5 II (sorti mi-2024) a corrigé la plupart des défauts du R5 original. Plus de surchauffe, AF amélioré, ergonomie peaufnée…
Avantages du R5 II :
- Prix plus accessible (4299€ vs 5700€ pour le Z9)
- Écran orientable sur 2 axes (vs 1 seul pour le Z9)
- Mode boost temporaire de luminosité LCD
- Gamme d’objectifs RF plus étoffée
Avantages du Z9 :
- Capteur empilé (rolling shutter quasi nul)
- Rafale sans blackout du viseur
- Firmware mis à jour plus régulièrement
- Construction plus robuste
En usage quotidien, c’est du 50/50. Le Canon séduit par sa polyvalence et son prix. Le Nikon par ses performances pures et sa fiabilité.
Sony A1 II : nouveau référent ou Z9 résiste ?
Le Sony A1 II (novembre 2024) reprend la recette du A1 en corrigeant ses défauts. Nouvel EVF, ergonomie repensée, AF encore plus véloce…
Avantages du A1 II :
- AF le plus rapide du marché
- Compacité (658g vs 1340g pour le Z9)
- Viseur OLED 9,44 millions de points
- Stabilisation 8 stops annoncée
Avantages du Z9 :
- Prix plus accessible (même si…)
- Autonomie supérieure
- Résistance aux intempéries
- Interface plus intuitive (subjectif)
Le A1 II impressionne techniquement mais son prix de 6300€ le réserve aux professionnels fortunés. Le Z9 reste plus accessible… relativement parlant.
Tableau comparatif détaillé et recommandations
| Critère | Nikon Z9 | Canon R5 II | Sony A1 II |
|---|---|---|---|
| Prix | 5700€ | 4299€ | 6300€ |
| Poids | 1340g | 738g | 658g |
| Capteur | 45,7MP empilé | 45MP | 50MP empilé |
| Rafale | 20 i/s RAW | 20 i/s RAW | 30 i/s RAW |
| Vidéo | 8K 30p | 8K 30p | 8K 30p |
| Autonomie | 740 photos | 980 photos | 530 photos |
| AF | Excellent | Très bon | Exceptionnel |
Mes recommandations :
- Budget serré : Canon R5 II (meilleur rapport qualité/prix)
- Usage pro intensif : Nikon Z9 (robustesse et fiabilité)
- Recherche de performance pure : Sony A1 II (si le budget suit)
Le vrai bilan après 6 mois : points forts et défauts
Ce qu’on a adoré ✅
La fiabilité globale : En 6 mois, seulement 3 plantages. Pour 47 000 déclenchements, c’est remarquable. Le Z9 ne m’a jamais lâché sur un événement important.
La qualité d’image : Ce capteur de 45,7MP produit des fichiers magnifiques. La dynamique énorme permet de rattraper beaucoup d’erreurs d’exposition.
L’autofocus en conditions optimales : Quand ça marche (et ça marche souvent), c’est bluffant. La reconnaissance automatique des sujets fonctionne vraiment bien.
Les mises à jour firmware : Contrairement à d’autres marques, Nikon continue d’améliorer le Z9. Le Pre-Release Capture ajouté en 2024 change vraiment la donne pour l’animalier.
La construction : Solide comme un roc. Tropicalisation efficace, finition impeccable. On sent qu’il est fait pour durer.
Les vrais problèmes identifiés ⚠️
Le poids : 1340g, ça se sent au bout de quelques heures. Avec un 70-200 f/2.8, on dépasse les 2,7kg. Mes poignets s’en souviennent…
L’autonomie : Point faible de tous les hybrides mais qui reste pénalisant. 3-4 batteries minimum pour une journée complète.
L’écran en plein soleil : Vraiment insuffisant comparé à la concurrence. Canon et Sony font mieux avec leurs modes boost.
L’AF parfois capricieux : Dans certaines situations (faible contraste, sujets multiples), il peut perdre le sujet. Il faut apprendre à l’apprivoiser.
Le catalogue d’objectifs : Encore incomplet comparé à Canon RF ou Sony FE. Certaines focales essentielles manquent encore.
Évolutions souhaitées pour un Z9 II
Si Nikon m’écoute (ce dont je doute), voici mes souhaits pour un hypothétique Z9 II :
- Perte de poids : 200-300g de moins seraient bienvenus
- Meilleur écran LCD : Plus lumineux avec mode boost
- Autonomie améliorée : Viser les 1000 photos CIPA
- AF plus prévisible : Moins « intelligent » mais plus constant
- Prix plus agressif : Descendre sous les 5000€ pour concurrencer Canon
Mais bon, ça c’est dans mes rêves…

Vos questions sur le Nikon Z9 : nos réponses terrain
Q1 : Le Nikon Z9 vaut-il encore le coup en 2025 ?
Oui, mais… Si vous cherchez la performance pure et la fiabilité, le Z9 reste excellnt. Par contre, si le budget est serré, le Canon R5 II offre 90% des capacités pour 1400€ de moins.
Q2 : Quels sont les vrais défauts du Z9 ?
Le poids (1340g), l’autonomie limitée, l’écran peu lisible en plein soleil et un AF parfois capricieux dans certaines conditions. Mais rien de rédhibitoire.
Q3 : L’autofocus du Z9 est-il vraiment si bon ?
Il est excellent… quand on maîtrise ses subtilités. Comptez 2-3 semaines pour comprendre tous les modes. Une fois apprivoisé, c’est un régal.
Q4 : Quelle est l’autonomie réelle du Z9 ?
Entre 300 et 700 photos selon l’usage. Pour une journée complète, prévoyez 3-4 batteries minimum. Le grip vertical aide en doublant l’autonomie.
Q5 : Le Z9 remplace-t-il vraiment un reflex D850 ?
Pour la qualité d’image, oui. Pour l’ergonomie et l’autonomie… c’est plus nuancé. Le passage reflex → hybride demande une période d’adaptation.
Q6 : Quels objectifs acheter avec le Z9 ?
Pour débuter : 24-70 f/2.8 + 70-200 f/2.8. Pour le portrait : 85mm f/1.8. Pour le voyage : 14-30 f/4. Évitez les optiques F avec adaptateur FTZ sauf dépannage.
Q7 : Y a-t-il des problèmes de firmware sur le Z9 ?
J’ai eu 3 plantages en 6 mois, toujours en rafale ultra-rapide avec des cartes mémoires lentes. Avec du matériel adapté, c’est stable.
Q8 : Le Z9 est-il adapté à la vidéo professionnelle ?
Oui ! L’8K 30p sans limite est impressionnant. Par contre, prévoyez des cartes CFexpress véloces et beaucoup de stockage. Un setup complet coûte cher.
Faut-il acheter le Nikon Z9 en 2025 ?
Après 6 mois, 47 000 déclenchements et des centaines d’heures d’utilisation, mon verdict est nuancé mais globalement positif.
Le Nikon Z9 reste en 2025 un excellent appareil photo hybride professionnel. Sa fiabilité, sa qualité d’image et ses performances le placent dans le trio de tête avec le Canon R5 II et le Sony A1 II.
Achetez le Z9 si :
- Vous cherchez la fiabilité avant tout
- Vous travaillez dans des conditions difficiles
- Vous aimez la colorimétrie Nikon
- Vous avez déjà investi dans l’écosystème Z
- Votre budget permet les 5700€
Évitez le Z9 si :
- Le budget est serré (optez pour le Canon R5 II)
- Vous privilégiez la compacité (Sony A1 II)
- Vous débutez en photo (Z6III ou Z8 suffisent)
- L’autonomie est cruciale pour vous
Note finale : 8,5/10
Le Z9 perd 1,5 point à cause de son poids, son autonomie et son prix. Mais il gagne des points sur la fiabilité, la qualité d’image et le suivi firmware.
Au final, c’est un excellent investissement pour un photographe professionnel ou un amateur éclairé qui veut un boîtier fiable pour les 5-7 prochaines années. Pas parfait, mais diablement efficace une fois qu’on maîtrise ses subtilités.
D’ailleurs, malgré tous ses défauts… je ne le revendrais pour rien au monde. Et ça, c’est peut-être le plus beau compliment qu’on puisse faire à un appareil photo, non ?
Cet article reflète 6 mois d’utilisation intensive du Nikon Z9 dans des conditions réelles. Les tarifs mentionnés correspondent aux prix constatés et peuvent évoluer.
- DPReview – Test technique Nikon Z9 – Analyse technique approfondie
- Nikon Passion – Test terrain Z9 – Retour d’expérience français
- TechRadar – Nikon Z9 Review – Test international complet
📸 OBJECTIFS RECOMMANDÉS
- NIKKOR Z 70-200mm f/2.8 VR S – 2699€
- NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S – 2399€
- NIKKOR Z 85mm f/1.8 S – 799€



